Chapelle de Lanvern : des vitraux pour le pardon

21 décembre 2016

LANVERN

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 La chapelle de Lanvern va retrouver ses vitraux.

C’est à l’artiste bigouden Jacques Godin qui, de par son histoire, connaît bien le site, que la commune de Plonéour-Lanvern a fait appel. Une première partie des vitraux devrait être installée d’ici le mois de juillet et le prochain pardon.

Depuis le décès d’Émile Cossec en juin 2004, la mairie s’investit dans l’entretien et la restauration de la chapelle de Lanvern, honorant le legs du commerçant de Créac’h Calvic. Ainsi, la chapelle dédiée à Saint-Philibert a retrouvé un toit ces dernières années. Cela a été acté, lundi soir, au conseil municipal : la chapelle de Lanvern va retrouver des vitraux. C’est le projet de l’artiste-peintre Jacques Godin qui a été retenu.

Un enfant du pays

Sur les cinq dossiers en concurrence, c’était « le plus impliqué dans le cadre de la chapelle », explique le maire, Michel Canévet. Il ajoute que l’artiste bigouden « a compris l’esprit du milieu ». Le projet a été retenu à l’unanimité par la commission d’élus, de membres de l’association du quartier de Lanvern, de la paroisse et de la Direction régionale des arts et de la culture.

Sans doute que son « enracinement local a apporté en ce sens », estime Michel Canévet. En effet, Jacques Godin est un enfant du pays. Il se souvient de son arrière-grand-père, maréchal-ferrant à Stang Ar Bacol. La chapelle de Lanvern, il la connaît donc parfaitement. « Je suis imprégné par ce lieu », explique le peintre. Il a visité la chapelle en toute saison, à toutes les heures de la journée. Pour accompagner ce vécu, celui qui a une licence d’iconographie de la Renaissance s’est penché sur le travail de Michel Pastoureau sur « la symbolique liturgique des couleurs », explique-t-il, et sur l’histoire du prieuré bien entendu.

« Une fenêtre ouverte sur l’imaginaire »

S’il s’est attaché à « garder l’esprit du mystère et de la foi », explique Jacques Godin. Il a également souhaité ouvrir au public, croyant ou non, « une fenêtre ouverte sur l’imaginaire », poursuit-il. Constatant que le chiffre quatre était un chiffre récurent dans la construction, il a choisi de faire référence aux quatre évangélistes, symbolisés d’ailleurs à chaque pignon, mais aussi aux quatre saisons. Ces évocations, il appartiendra à chacun de se les approprier car pour Jacques Godin, « un vitrail est patrimonial, ça appartient à tout le monde ».

C’est d’ailleurs en ce sens qu’il a choisi une expression non-figurative qui « permet de révéler ce qu’on ne voit pas », annonçait-il dans son dossier de présentation.

Jacques Godin se dit impatient de passer à la réalisation de ces vitraux qui débutera par celle de la maîtresse vitre. C’est un gabarit grandeur nature que le peintre installera dans son atelier de Lesconil.

Puis, la collaboration avec le maître verrier, Frédéric Robert de Pluguffan, prendra de plus en plus d’importance avec en premier lieu le choix des verres et des plombs. Pour le moment, il sait qu’il va être comme « un enfant dans un magasin de jouets ».

« Un vitrail est patrimonial, ça appartient à tout le monde ».

Jacques Godin, artiste.

Article du Télégramme

Publié le 21 décembre 2016, dans Actualités, Plonéour-Lanvern. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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