Le sénateur du Finistère, Michel CANÉVET, faisait partie des élus qui sont allés à Brest, à la rencontre de la ministre des Transports Elisabeth Borne

5 janvier 2018

BREST

Le sénateur du Finistère, Michel CANÉVET, faisait partie des élus qui sont allés à Brest, à la rencontre de la ministre des Transports Elisabeth Borne. Avec les autres élus il a demandé d’intercéder « pour préserver l’avenir de l’aéroport de Pluguffan et accélérer la réalisation du Pôle d’échanges multimodal quimpérois ».

« Avec les sénateurs Maryvonne Blondin et Michel Canévet, la députée Liliana Tanguy et des élus de la Région et du Département, nous avons notamment tenté de la convaincre de s’attarder sur la situation de l’aéroport de Quimper-Pluguffan et du pôle d’échanges multimodal de la gare de Quimper, deux projets importants », a relaté la parlementaire quimpéroise.

« La métropole de Brest, c’est une chose, mais il y a dans le Sud-Finistère des enjeux économiques tout aussi importants, des grosses entreprises auxquelles il faut permettre de se développer vers l’extérieur. On lui a rappelé que nous avons des gros soucis avec la fiabilité des vols Quimper-Paris, avec l’accessibilité de ces vols encore trop chers. Elisabeth Borne est très orientée sur les transports de proximité et du quotidien, c’est très bien, mais on a aussi besoin que les gens restent ici pour travailler et donc que les entreprises restent là. Or, nous n’avons pas de garantie pour l’avion à Quimper.

On craint pour la suite que l’aéroport ne nous offre plus les services que l’on espère. Elisabeth Borne s’est engagée à rencontrer les responsables de Hop ! », a rapporté Annaïg Le Meur.

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Des questions de principe plutôt que des annonces. Ainsi se résume la journée de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, hier, dans le Finistère. À Brest, à l’issue d’une réunion aux Capucins avec des élus locaux, départementaux et régionaux qui lui ont exposé leurs doléances, elle a affirmé les priorités du gouvernement pour la modernisation et l’entretien des réseaux de trains, ceux qui sont « utilisés dans la vie quotidienne ».

Pas seulement les TGV, jusque-là privilégiés par les investissements et dont ont parlé des personnalités comme Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, ou François Cuillandre, maire de Brest. La prise de position de la ministre fait référence, de façon évidente, aux récents déboires de la SNCF. « Nous devons sortir des promesses non financées, avec des discussions plus sincères avec les territoires ».

Concernant la route, elle a assuré, dans une région qui a scellé le sort de ce dispositif, qu’il « n’est pas question de refaire l’écotaxe mais de faire payer les poids lourds en transit sur le territoire national ». C’est-à-dire les camions étrangers qui traversent la France ? C’est bien là-dessus que se porte la réflexion.Il faudra voir quel dispositif et quelle forme juridique cela pourrait prendre. « Il ne faut pas pénaliser les régions excentrées mais personne ne comprend ces files de camions qui traversent le pays », a-t-elle estimé.

« Tout cela est bien vague ! »
Marc Le Fur, pour l’opposition de droite à la Région, estime que « tout cela est bien vague ! Parce que la Bretagne est à l’extrémité terrestre de la France, les poids lourds bretons qui se rendent quelque part en France ou en Europe sont, à un moment ou à un autre, en transit sur le territoire national. Devront-ils payer ? Auquel cas, la ministre introduirait une distorsion de concurrence inédite et très préjudiciable pour la Bretagne, qui exporte ses produits vers Paris et vers l’Allemagne », juge-t-il.

Élisabeth Borne a aussi indiqué que la RN 164 « est au coeur des priorités dans le projet de désenclavement de la Bretagne, entre autres, dans les dix ans », même si « 2018 sera une année de transition ». Elle s’est rendue à Landeleau, dans l’après-midi, où les travaux ont commencé, depuis quelques mois, pour aménager une portion de 12 km de 2×2 voies entre Châteauneuf-du-Faou et Carhaix, moyennant un coût de 65 M¤.

La fin du chantier est prévue pour 2020 ou 2021.
Divers sujets sur lesquels la ministre s’est montrée plus loquace que sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44). Elle a refusé de commenter ce dossier, hier.

Le Télégramme du 6 janvier 2018

Publié le 5 janvier 2018, dans Actualités, Bretagne, Finistère. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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