Abandon du projet de Notre Dame des Landes : Michel Canévet déplore le renoncement gouvernemental

17 janvier 2018

Communiqué de Presse

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Quimper, le 17 janvier 2018

Communiqué de presse

Abandon du projet de Notre Dame des Landes :
Michel Canévet déplore le renoncement gouvernemental

L’abandon du Projet de l’Aéroport de Notre-Dames-des-Landes, annoncé en début d’après-midi par le Premier Ministre Edouard PHILIPPE, fait réagir le sénateur Michel CANEVET (Union Centriste) qui était favorable à cet aéroport et déplore cette décision dont il conteste, tant sur la forme que sur le fond, le bien fondé.

« A l’issue de consultations approfondies, ce qu’il convient de saluer dans la démarche, le Gouvernement vient d’annoncer la décision de ne pas édifier l’aéroport du grand ouest à Notre Dame des Landes. Nous ne pouvons que déplorer cette décision, qui ne prépare pas l’avenir avec les meilleurs atouts.

Le Premier Ministre met en avant « un contexte d’opposition exacerbée entre deux parties presque égales de la population et l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier » pour justifier sa décision, rappelle Michel CANEVET. Mais c’est faire fi des procédures judiciaires favorables aux défenseurs du projet, du référendum du 26 juin 2016 et des arguments défendu le 8 janvier dernier par des parlementaires du grand ouest devant le Premier Ministre lui-même ».

Pour Michel Canévet, « cet abandon pur et simple, outre son coût financier, stoppe le développement économique du Grand Ouest, car l’on sait déjà qu’un éventuel réaménagement de l’aéroport de Nantes n’empêchera pas sa saturation sous une dizaine d’années, sans parler des problèmes de nuisances sonores et d’impacts sur l’environnement, de l’accessibilité à l’aéroport de plus en plus difficile, de l’engorgement quasi permanent du pont de Cheviré, sans oublier les problèmes récurrents de stationnement sur le site aéroportuaire. La proximité de l’agglomération nantaise va devenir un frein au développement de cet aéroport, appelé à normalement transporter plus de passagers.

Les élus ont l’obligation de prévoir, et préparer l’avenir. C’est bien dans cette optique que l’aéroport de NDDL a été conçu. Les acteurs économiques du grand ouest l’ont bien compris, ayant ardemment souhaité cette place aéroportuaire, bien sûr pour le trafic passagers, mais aussi pour développer le fret, car nos deux régions ligériennes et bretonnes sont exportatrices, en particulier de produits frais et ultra frais, ou de haute valeur.

L’abandon de ce projet conduit donc à limiter les capacités exportatrices de nombreuses entreprises, dans de bonnes conditions de proximité. La résultante en est une toujours plus grande dépendance des places aéroportuaires parisiennes, Orly et surtout Roissy. La vision jacobine de l’organisation du territoire va donc prévaloir une fois de plus, puisque nous allons dépendre de Paris pour nos déplacements et le transfert partiel de nos marchandises.

Aujourd’hui, 3 outils sont indispensables pour le développement du grand ouest : un véritable aménagement numérique, une desserte ferroviaire modernisée vers Nantes et les pointes de la Bretagne, et l’aéroport du grand ouest. Renoncer, c’est, hélas, accroître les difficultés pour vivre, entreprendre et se développer dans l’ouest ».

Publié le 17 janvier 2018, dans Actualités, Bretagne, Communiqués de presse, Finistère. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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