Finistère : Les élus du département unis à Paris

7 mars 2018

mcelusdepartsenat

Les élus départementaux du Finistère autour de Michel Canévet, Sénateur, au Sénat le 7 mars 2018

Depuis 10 h, ce mercredi matin 7 mars, les élus départementaux du Finistère ont rejoint Paris et la Maison de la Bretagne. Il s’agit de défendre l’accessibilité de la pointe bretonne.

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, la liaison TGV entre Rennes et Paris a fait reculer la pointe bretonne. D’un coup, il suffit d’1 h 30 pour relier la Seine à la Vilaine, tandis que de la gare de Rennes aux quais de Brest et de Quimpeŕ, pour la même distance, comptez 2 h 15 en moyenne. À l’heure du TGV Bordeaux-Paris en deux heures, les élus de Basse-Bretagne ont vu rouge.

Fin janvier, à l’unanimité, les élus du conseil départemental votaient pour défendre l’accessibilité de la Bretagne alors que le rapport Duron sur les transports reportait les études pour des lignes bretonnes à grande vitesse à 2038… La CCI, l’Université de Bretagne occidentale (UBO), l’association des maires du Finistère, et le lobby entrepreneurial investir en Finistère apportaient leurs soutiens.

Train, routes, aéroports

Avec l’arrêt du projet de Notre-Dame-des-Landes, toutes les cartes sont rebattues… Et la Bretagne doit s’imaginer un avenir qui passe par le train à grande vitesse, une RN 164 à deux fois deux voies, mais aussi des aéroports et du numérique, pensent ces conseillers départementaux de la pointe bretonne.

C’est dans ce contexte que les 54 élus du Département ont fait aujourd’hui le déplacement à Paris. En train, bien sûr. Pour faire porter leur voix.

Tous bords politiques

À Montparnasse, ils peuvent se dire que rien n’est gagné. Que le combat sera long. Même si des soutiens de tous bords politiques arrivent. À 11 h, Marc Le Fur, député LR, et les sénateurs finistériens Maryvonne Blondin (PS), Jean-Luc Fichet (PS), Philippe Paul LR) et Michel Canévet (UDI) ainsi que le député LREM, Didier Le Gac, sont sur place à la Maison de la Bretagne. Parmi les autres élus présents, Alain Masson représente la Métropole brestoise. La droite brestoise a aussi fait le déplacement en la personne de Bernadette Malgorn. Pierre Morin, nouveau directeur de la CCI du Finistère représente Franck Bellion, président de la CCI. Cécile Nay, élue départementale et maire de Gouézec, parle pour l’association des maires du Finistère.

« C’est l’attractivité de notre région qu’il faut mettre en avant »

La rencontre prévue avec Barbara Pompili, députée et présidente de la commission d’aménagement du territoire, est tombée à l’eau. La parlementaire n’était plus disponible pour le rendez-vous qui devait se tenir vers midi. Cette après-midi, les élus bretons vont au Sénat.

Nathalie Sarrabezolles donne le cap : « Je pense aux entreprises du Finistère mais aussi à tous les jeunes qui n’ont pas de voiture. C’est l’attractivité de notre région qu’il faut mettre en avant. Nous allons continuer à avancer avec la région Bretagne. Nous voulons la reprise du comité de pilotage Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire. Nous voulons que les moyens soient inscrits dans les contrats de plan État région. Que nous posions des jalons pour les trois barreaux, au nord et au sud, et entre Rennes et Nantes. »

Un seul LREM

Christian Troadec (régionaliste) lance « un appel à tous les parlementaires LREM du Finistère ». Seul Didier Le Gac a fait le déplacement. Sandrine Le Feur s’est excusée. « Il est important qu’ils relayent notre démarche », ajoute le maire de Carhaix qui précise : « Oui, nous parlons d’une seule voix, celle de Nathalie Sarrabezolles. »

Armelle Huruguen (PS, majorité départementale), défend un service public « qui ne fait pas de ratios sur les rails qui servent aussi aux TER ».

Maël de Calan (LR, président de l’opposition de droite au Département), demande que la Région Bretagne ne signe pas le contrat de plan État région tant que les trois heures entre Paris et le Finistère n’y sont pas inscrites. « Il faut des buts de guerre nets et précis. »

« La Région Bretagne doit être plus vindicative »

Pour Alain Masson, « le département a besoin de porte-voix pour montrer ce travail de fond de l’accessibilité du Finistère. Est-ce déraisonnable de demander les trois heures de Paris quand Bordeaux-Paris, c’est deux heures ? Trois ou quatre milliards d’euros ? Oui, c’est dur à trouver, mais il s’agit bien de deux lignes, une au nord et une au sud. Nous demandons un échéancier raisonnable pour avoir ces trois heures. Restons unis. Et je demande à la Région Bretagne d’être plus vindicative pour le Finistère. »

Pour Marc Le Fur, député LR, « cette affaire n’est pas que finistérienne, à l’heure où l’agglomération rennaise se développe. Il faut que nous soyons très présents au cours du débat sur la mobilité dans les assemblées. Tous les combats bretons sont partis du Finistère. Il faut élargir si nous voulons gagner. On a beaucoup de sujets  : le CMB Arkéa, la carte judiciaire… »

Bernadette Malgorn insiste : « Il faut faire pression. Il ne suffit pas de dire que nous avons le droit de…. Nous avons besoin de gagner 42 minutes sur 3 h 42. »

 Maryvonne Blondin donne dans le même registre : « Il faut que la Bretagne ne soit pas simplement un arc atlantique qui passe par Caen, Rennes et Nantes. »
mceldep
Les élus départementaux du Finistère à Paris (Ouest-France)

Ouest-France

Publié le 7 mars 2018, dans Actualités, Bretagne, Finistère, Sénat. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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