Le sénateur Michel Canévet répond aux questions du « Télégramme »

30 octobre 2019

PLONÉOUR-LANVERN

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Michel Canévet a l’intention de briguer un nouveau mandat de sénateur en septembre 2020.

Prochaines élections municipales et sénatoriales, rivalité avec Pont-l’Abbé, avenir des communautés de communes, positionnement par rapport au gouvernement Macron… Le sénateur Michel Canévet répond à nos questions.

Pourriez-vous être candidat aux prochaines municipales ?
Je le pourrais à condition de démissionner de mon poste de sénateur (1) mais je ne le ferai pas. J’envisage de solliciter un deuxième mandat en septembre 2020 (pour à nouveau six ans). Cela me paraît légitime de poursuivre ma mission.

Vous avez quitté, contraint (2), votre poste de maire de Plonéour-Lanvern en 2017. Cela vous manque-t-il ?
Cela a été un déchirement de devoir arrêter. J’aurais vraiment aimé terminer mon mandat. La fonction de parlementaire est intéressante mais moins concrète que l’action locale.Ceci dit, je suis resté conseiller municipal et conseiller communautaire. C’est ici que j’habite. Je reste ancré au territoire.

À Plonéour-Lanvern, Josiane Kerloch, que vous avez soutenue en 2017, est candidate à sa succession. Êtesvous toujours à ses côtés ?
Je ne me positionne pas pour le moment. J’attends de voir toutes les candidatures (3).

Serez-vous sur une liste ?
Pas forcément.

Quels sont les grands chantiers à Plonéour-Lanvern ?
La commune est bien dotée en équipements. La démographie croissante (plus de 6 000 habitants aujourd’hui) lui permet désormais d’atteindre une taille critique permettant d’offrir de nombreux services à la population. Parmi les gros dossiers, l’actuelle réfection de la route de Quimper. Le chantier majeur du prochain mandat sera l’aménagement du centre bourg. De nombreuses acquisitions foncières ont déjà été réalisées afin de préparer le projet en prévoyant des places de stationnement. Il faudra être ambitieux.

Plonéour-Lanvern est-elle toujours en concurrence avec Pont-l’Abbé ?
Il existe toujours une émulation. Aujourd’hui, elle sert à réaliser des projets à l’échelle du Pays bigouden comme la réalisation du cinéma à
Pont-l’Abbé. Comme pour la nouvelle gendarmerie, nous étions prêts à
l’accueillir. Finalement, nous sommes cofinanceur du projet. Ce montage est une première.

Le Pays bigouden est toujours doté de deux communautés de communes. N’est-il pas l’heure d’envisager une fusion ?
Je ne suis pas forcément pour la fusion des communautés de communes. Il faut un préalable avec la création de communes nouvelles. Il faut diminuer le nombre de communes, 22 actuellement. Le concept est intéressant avec le maintien d’une mairie annexe et d’un maire délégué. Il s’agit d’un regroupement fonctionnel. Les moyens vont baisser pour les petites communes notamment avec la suppression de la taxe d’habitation. Et on sait déjà que les dotations de l’état n’augmenteront pas.

Quelles communes pourraient fusionner ?
Je pense par exemple au Guilvinec et à Tréffiagat-Léchiagat, Tréguennec et Plovan ou encore Landudec et Guilers sur Goyen. Il faut même raisonner  l’échelle de la Cornouaille avec la création du pôle métropolitain qui regrouperait les sept communautés de communes. C’est un enjeu majeur pour penser les mobilités et l’accueil touristique à une échelle plus pertinente.

Comment désenclaver les territoires les plus isolés ?
Il faut absolument que le Département engage de grands chantiers routiers. Le dernier était celui du pont d’Iroise (1994). Il y a des axes comme celui de Kermaria à Kerganet qui sont saturés. Il faut faire en sorte que le Cap-Sizun ne se dépeuple pas. La presqu’île de Crozon a aussi besoin d’être désenclavée.

Comment vous positionnez-vous sur l’échiquier politique au niveau national ?
Via l’Alliance Centriste auprès de Jean Arthuis, j’ai soutenu Emmanuel Macron en 2017. Je ne suis plus à l’UDI, j’appartiens aujourd’hui au groupe Union centriste au Sénat qui rassemble l’ensemble de la famille centriste.

Vous êtes « En Marche compatible » donc.
J’ai voté la confiance au gouvernement au Sénat en juin dernier. Il faut donner les moyens à l’équipe en place pour réussir si l’on veut éviter l’avancée des partis extrémistes. Ceci dit, je ne suis pas un inconditionnel sinon j’adhérerais à En Marche, ce qui n’est pas le cas. J’ai toujours un regard critique sur l’action gouvernementale. Récemment, je me suis opposé à la baisse programmée des ressources des chambres d’agriculture. Le gouvernement a finalement fait machine arrière. Mon rôle, c’est aussi d’infléchir sa politique.

(1) Michel Canévet, 59 ans, a été élu Sénateur en 2014. Il a été maire de Plonéour-Lanvern de 1992 à 2017.
(2) En raison de la loi interdisant le cumul des mandats entrée en vigueur le 1er octobre 2017, Josiane Kerloch, alors première adjointe, avait été élue maire.
(3) Martine Olivier, première adjointe déléguée aux services techniques, pourrait bien monter une liste. « C’est une éventualité pour l’instant », reconnaît-elle.

Le Télégramme du 30 octobre 2019

Publié le 30 octobre 2019, dans Actualités, Finistère, Plonéour-Lanvern. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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