Archives du 9 mars 2021

Fermeture des classes en milieu rural : Michel Canévet interroge le gouvernement

9 mars 2021

Fermeture des classes en milieu rural : Michel Canévet interroge le gouvernement

Lors de la séance des questions orales au Sénat, ce mardi, le sénateur du Finistère Michel CANÉVET (Union Centriste), a interrogé -en remplacementde son collègue d’Indre-et-Loire Pierre LOUAULT-, Sarah EL HAIRY, la  secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement concernant la problématique des fermetures de classes et des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI).

« La question de la scolarisation en milieu rural se pose d’autant plus que nous sommes au stade de l’élaboration des cartes scolaires et il est  important de tenir compte des difficultés auxquelles sont confrontés lesélus dans les zones rurales notamment lorsqu’ils ont au préalable fait l’effort de mettre en place des regroupements pédagogiques intercommunaux« , souligne Michel CANÉVET.


Reconnaissant la volonté du gouvernement d’être « vigilant quant à la scolarisation des élèves en cours préparatoire « , il ajoute que  » l’on aperçoit sur l’Indre-et-Loire bien entendu, mais on peut l’étendre à beaucoup de départements, les difficultés quant au maintien de classes dans ces zones. Parfois, il faut multiplier les niveaux ce qui est  préjudiciable à un bon apprentissage des acquis notamment en classes de CP« .


Si le sénateur reconnait « les efforts qui ont été effectués par le gouvernement l’année dernière pour maintenir les classes et s’assurer qu’aucune fermeture de classe n’interviendrait« , il insiste néanmoins sur la nécessité que cela se concrétise « de manière plus significative dans ces territoires, parce que quand on perd des classes, il est difficile de les rouvrir, et il est difficile de ne pas assister à un exode : c’est difficile pour les élus qui sont attachés à leur école.« .

Pour la Ministre l’école primaire constitue « un pilier nécessaire au démarrage dans la vie et la priorité du gouvernement« . Se basant sur une série de chiffres : création de 11.900 postes dans un contexte de forte baisse démographique avec une baisse de 150.000 élèves dans le 1er degré, dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire, amorce du dédoublement des classes de grandes sections de maternelle, plafonnement à 24 en classes de CP-CE1, augmentation du nombre de professeurs pour 100 élèves), elle rappelle que « la priorité doit être accordée aux savoirs fondamentaux : lire écrire et compter« .


Et d’insister sur le fait que,  » depuis la rentrée 2019, conformément à l’engagement du Président de la République, aucune fermeture d’école en milieu rural ne peut intervenir sans l’accord des maires, et cela est maintenu. « .


Un constat partagé par Michel CANÉVET qui souhaite également porter l’attention du gouvernement sur « les autres réseaux d’enseignements, car si l’on peut se satisfaire de la réalité des RPI, il faut aussi prendre en compte non seulement l’enseignement public, mais aussi les autres réseaux d’enseignement qui peuvent être denses dans certains secteurs, comme la Bretagne, pour qu’ils puissent avoir une attention particulière aussi de la part du gouvernement« 

Amélioration des dessertes ferroviaires à la pointe bretonne : Michel Canévet interroge le gouvernement sur cet « enjeu majeur »

9 mars 2021

Amélioration des dessertes ferroviaires à la pointe bretonne : Michel Canévet interroge le gouvernement sur cet « enjeu majeur »

Lors de la séance des questions orales au Sénat, ce mardi matin, le sénateur du Finistère Michel CANEVET (Union Centriste) a interrogé le gouvernement sur l’amélioration de la desserte ferroviaire entre Rennes et Brest, d’une part et entre Rennes et Quimper d’autre part. C’est Bérangère ABBA, secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité qui lui a répondu.

Pour le sénateur Michel CANÉVET, il s’agit là d’un « enjeu majeur d’aménagement du territoire, car si la voie nouvelle entre Rennes et Connerré, dans la Sarthe, inauguré par le Président Macron, permet demettre la capitale régionale de Bretagne à 1 h 20 de Paris, mais l’objectif est bien de mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris. Pour ce faire, soit l’on réalise des investissements importants, nécessitant du temps pour mobiliser les fonds aujourd’hui, soit des opérations plus ponctuelles pour à la fois améliorer la sécurité routière et l’accessibilité de la Bretagne Occidentale. Le Gouvernement a-t-il donc l’intention d’engager et de soutenir des opérations de dénivellations des voies de chemin de fer permettant tout à la fois une meilleure sécurité routière et d’éviter que les trains ne ralentissent près des passages à niveau « , a demandé le Sénateur.

Et de citer la situation du Relecq-Kerhuon, où une opération est en attente depuis de nombreuses années, suggérant l’utilisation du plan de relance comme moyen de financement.

Rappelant tout d’abord le Pacte d’accessibilité signé en 2018 par l’État et la Région Bretagne, et son objectif d’accessibilité confirmé dans la Loi Mobilité de 2019, la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Bérangère ABBA, aévoqué les deux axes bretons Rennes/Quimper et Rennes/Quimper.  » Une  » feuille de route  » Ouest-Bretagne/Pays de la Loire, demandée par le Ministre en charge des transports en février 2020, sera réalisée sur la base d’actualisation du débat public 2014-2015 et des études complémentaires de 2016 et 2017 et des études préliminaires lancées pour une ligne nouvelle Rennes/Redon. Pour l’axe nord Rennes/Brest, un schéma directeur visant l’amélioration progressive des infrastructures est en cours avec notamment à terme des relèvements de vitesse à plus de 160 kilomètres heure sur certaines sections de la ligne classique ce qui nécessitera la suppression de passages à niveau « .

Enfin, évoquant celui du Relecq-Kerhuon, la Ministre a rappelé qu’il avait été  » retiré en 2001 du plan de sécurisation des passages à niveau, condition pour que l’Etat envisage de participer financièrement à sa suppression, mais l’instance nationale des passages à niveau peut à tout moment étudier l’opportunité de l’inscrire à nouveau dès lors qu’il remplit
les conditions de trafic et d’accidentologie ».

« Il faut que l’on puisse lancer un grand nombre d’opérations et impulser les choses pour mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris : c’est une question d’aménagement du territoire« , a une nouvelle fois insisté Michel CANÉVET, qui a mis en exergue « le plan de relance en cours -et la volonté de réaliser des investissements pour l’avenir- qui doit servir de moyen de financement et d’engagement des opérations« . Quant au Relecq-Kerhuon, il est selon lui, important que cette opération se fasse au vu de la circulation et du danger potentiel : « Les élus l’attendent ».

Question orale au Gouvernement sur la desserte ferroviaire de la Bretagne occidentale

9 mars 2021

SENAT

Question orale au Gouvernement sur la desserte ferroviaire de la Bretagne occidentale et la dénivellation des passages à niveau en particulier celui du Relecq Kerhuon.